Bivouac hivernal dans la botte de Givet.



Jour 1.

Février 2008, Pascale nous attend devant l'église de Haybes. Le groupe se rassemble lentement et fort heureusement, il fait soleil. Nous sommes enfin prêts pour deux jours de randonnée et une nuit sous tente. En guise d'échauffement et pour sortir de la vallée, nous grimpons par la route au point de vue de la Platale, aire d'envol des parapentistes du coin. Fumay est à nos pieds, lové dans un méandre de la Meuse. Au loin, la forêt ardennaise couvre les collines alors que la brume peine à se dissiper au fond des vallées encaissées. Bientôt, nous nous glissons en forêt. Le chemin nous conduit en quelques lacets sur un étroit plateau que suit la Voie Baudale. Au lieu-dit Place Prévost, cinq chemins se croisent en étoile. Peu après, nous empruntons une sente herbeuse qui nous conduit au Chêne de la nation puis à la route Haybes-les Heez d'Hargnies. Trois cents mètres de goudron et nous entrons dans la forêt domaniale de la Manise par un chemin d'exploitation qui s'ouvre sur une clairière où nous cassons la croûte.




En attendant le reste du groupe.



Fumay, du point de vue de la Platale.



Sentier avant la Voie Baudale.



Chêne de la nation.




Après un peu de repos, nous suivons les traces d'un coupe-feu et dévalons la pente jusqu'au ruisseau des Manises que nous traversons pour mieux remonter dans les bois communaux de Revin par un chemin que les tracteurs ont transformé en bourbier. Le schiste se délite et l'argile colle aux chaussures, nous faisant glisser à chaque pas. Une bavante. L'exploitation forestière a modifié la voirie et nous voilà à la recherche du Calvaire du Maquis des Manises que nous finissons par trouver.






Ruisseau des Manises.








Le Calvaire du Maquis des Manises.




Après être passés sous la ligne à haute tension, nous plongeons vers le ruisseau de la Faligée que nous longeons jusqu'à ce que les traces disparaissent. Nous gagnons à nouveau une crête puis dévalons sur le ruisseau du Trou Cailloux. Cette fois, nous marchons rapidement sur une bonne route forestière. A la confluence avec le ruisseau de la Pilette, une nouvelle dénivelée nous attend. Nous voici sur le plateau du Terne, au-dessus de Monthermé. L'obscurité s'installe alors qu'il nous reste encore un bout de chemin à parcourir. Maison forestière des Cerceaux, ancienne carrière, route forestière le long du ruisseau de la Lyre que nous remontons jusqu'à la Fontaine Muret puis l'aire de pique-nique de Roc la Tour. Nous montons les tentes et cuisinons à la frontale.






Repas chaud dans la nuit et le froid.




Jour 2.



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