Cet itinéraire est à suivre au fil des saisons : ombres et lumières, eau et glace, sous-bois taché de fleurs aux couleurs variées ou tapis monotones de lierre et de mercuriale éveillent les émotions. Il se déroule dans une ambiance forestière entrecoupée par de larges vues sur des paysages en plateau ou par des traversées de prairies lovées le long de l'Eau blanche. Les illustrations qui accompagnent le texte ont été prises à la fin de l'hiver et au début du printemps.
Les voitures peuvent être garées le long du Lac de Virelles, à proximité du pavillon de l'aquascope. Après avoir traversé la route, la suivre vers le nord-est, en direction de la queue du lac. Emprunter le chemin de terre qui se présente sur la droite; il se prolonge en un sentier qui mène à l'ancien moulin à eau au coin duquel se dresse un tilleul où est accrochée une chapelle dédiée à Notre Dame des lumières. Poursuivre sur la droite et passer devant la vieille forge de Virelles (le lac occupe un ancien fond marécageux et servait de réserve d'eau à la sidérurgie locale). Après avoir franchi le déversoir du lac, entrer dans le Site de Blaimont par un large chemin forestier. La traversée du massif boisé suit l'Eau Blanche. Le sentier conduit au pied de falaises peu élevées; en période de crue, il faut parfois chercher le passage dans la peupleraie alluviale sur la droite. L'itinéraire passe ensuite sous le Grand Pont (pont de chemin de fer de l'ancienne ligne Mariembourg-Chimay, il fut construit au 19ème siècle pour la Compagnie de Chemin de Fer de Chimay, sous l'impulsion du Prince François-Joseph de Caraman-Chimay) et se poursuit au bas de pentes boisées par une chênaie à charmes. Le sol est couvert d'un tapis continu de lierre ou de plages de mercuriales et de jonquilles entre lesquelles émergent d'autres plantes. Toutes témoignent de la richesse minérale des sols de bas de pente et des alluvions régulièrement déposées par les crues. A la forge Monseu, une digue et une vanne tentent de contrôler le débit de la rivière. Le sentier crapahute entre les racines superficielles.
Le Grand Pont. |
Forge Monseu, la digue. |
Forge Monseu, la vanne. |
Jeu d'ombre et de lumière. |
Tapis de jonquilles. |
Beaucoup de plantes ne fleurissent qu'au printemps, alors que les arbres et arbustes sont encore dépouillés de leurs feuilles. Bientôt, il ne subsistera d'elles que quelques feuilles fanées et quelques fruits. Un bulbe ou un rhizome, parfois uniquement des graines passeront la mauvaise saison dans le sol.
A la sortie du Site, traverser l'Eau Blanche et suivre la route goudronnée sur la droite. Au bas de la pente, emprunter le sentier qui monte à gauche d'une chapelle et conduit à l'église de Vaulx St Pierre. Rejoindre le carrefour et suivre la route qui part vers la gauche (direction S). Après 250m, prendre sur la gauche un chemin empierré qui descend dans un vallon bordé sur la droite par une prairie. Peu après la traversée d'un ruisseau, remonter par un sentier orienté SO puis S, dominant ainsi un discret vallon. A proximité du hameau de Vaulx Neuf Maisons, soit prendre à gauche le sentier qui remonte sur le plateau, traverser la route Lompret-Baileux au lieu dit Les Pilotaux puis poursuivre vers l'O-SO en longeant la Haie d'Escri, soit poursuivre en fond de vallon, traverser une pinède vers le SO et rejoindre le zoning industriel de Baileux. De là, un chemin orienté NE conduit vers Aublain, au lieu dit Josaphat où se rejoignent les deux itinéraires. Une route goudronnée fortement dégradée longe le ruisseau de Boutonville et conduit au village d'Aublain juché au loin sur un éperon calcaire d'où émerge l'église St Lambert (1755). Après avoir franchi le pont qui enjambe l'Eau Blanche, traverser sur la gauche (direction O) les prairies qui bordent l'Eau Blanche. La marche s'effectuant hors sentier, mieux vaut éviter les groupes trop nombreux; l'hiver et le début du printemps étant à préférer pour ne pas déranger le bétail ni piétiner l'herbage. Le sentier se fait étroit, coincé entre la rivière et les éboulis au pied des falaises du site d'escalade de la Roche aux Corbeaux. Là, le versant abrupt orienté au nord abrite une érablaie-tillaie à scolopendre. Au détour d'un méandre, une forte montée donne accès au plateau du "Camp romain" caractérisé par la présence d'ifs indigènes. La légende veut que ces arbres proviennent de la germination de graines présentes dans le peu de terre natale que les légionaires emportaient. Un romain reposerait-il au pied de chaque arbre ? Les marchets sont nombreux sur ce site mais aucun squelette n'y a été découvert. Le haut de la falaise offre une vue plongeante sur le village de Lompret.
Eglise de Vaulx-St-Pierre et haie d'aubépine. |
Champ de Colza et éoliennes. Energie verte ? |
Vallon du ruisseau de Boutonville. |
Aublain accroché à son éperon calcaire. |
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Eau et glace. |
Erablaie-tillaie. |
Lompret au pied de la falaise du "Camp romain". |
La descente se fait par un sentier qui suit la falaise et aboutit entre les bâtiments d'une ferme. Prendre à droite en direction du rond-point puis suivre le chemin de campagne qui monte à gauche (direction NO puis O). Traverser l'ancienne voie ferrée envahie par la végétation. Parcourir 75m puis entrer dans la pessière située à gauche de la route. Au premier croisement, suivre le sentier qui part sur la droite (direction NE) jusqu'à atteindre le bord du plateau forestier. Suivre alors le bord du plateau vers l'O puis le SO. Là se situait la station éco-climatologique dont vous retrouverez peut-être encore quelques vestiges (restes d'une tour métallique, cabanon ayant abrité les appareils de mesures, ...). Le cycle de l'eau et des éléments minéraux, le flux d'énergie solaire, la productivité des arbres et arbustes et la décomposition de la matière organique y furent longuement étudiés puis modélisés par l'équipe des professeurs Duvigneaud et Galoux de l'U.L.B. La vue sur le Lac de Virelles permet de se rendre compte de l'étendue du plan d'eau cerné par la forêt de la Fagnes. Un sentier descend le long d'une crête et permet de rejoindre le dévidoir du Lac. La boucle est bientôt bouclée.
Vue sur le lac depuis le plateau calcaire du Site de Blaimont. |
Soleil couchant dans une haie. |
Ciel ardoisé au milieu de la hêtraie. |
Carte I.G.N. belge au 1/25.000, feuillet 57/7-8.